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Cultiver du basilic à la maison : erreurs et conseils pratiques

  • 14 juil. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 janv.

On dit souvent que cultiver du basilic est facile, inratable. Pourtant, entre ce qu'on nous raconte et notre propre expérience, il y a parfois un fossé !


Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi votre basilic meurt sans raison apparente, ou si vous hésitez entre le cultiver en intérieur ou en extérieur, alors vous êtes au bon endroit.


Voici mon vécu personnel avec cette plante aromatique, dans l'espoir d'en avoir dans ma cuisine...



Cultiver du basilic : une plante plus délicate qu’on le prétend


Ah, le basilic ! Si humble en apparence, si souvent présenté comme facile à faire pousser… Eh bien je ne suis pas du tout d’accord.


Cultiver du basilic à la maison s’est révélé, pour moi, bien plus compliqué que prévu. Cette plante aromatique m’a donné du fil à retordre, entre espoirs, échecs répétés et apprentissages frustrants.



Mes premiers plants de basilic


Basilic en pot face à une fenêtre.

Tout a commencé l’été dernier, en 2024. J’ai décidé d’accueillir chez moi un beau plant de basilic grand vert, fraîchement trouvé dans une jardinerie. Deux semaines plus tard, il était déjà tout pâle, les feuilles flétries et sèches, comme si la vie avait fui ce pauvre petit. Je l’ai enterré en me disant qu’il allait peut-être reprendre… mais non.


Têtue comme je suis, j’en ai racheté un autre. Même variété, même combat. Il n’a même pas tenu deux semaines. Intérieur, extérieur, soleil, mi-ombre : rien n’y a fait.


Six plants de basilic plus tard, le constat était sans appel : cette plante ne se plaît pas chez moi. Mais pourquoi ?



Basilic de jardinerie : joli, mais fragile


Dépitée par mes échecs, j’en ai parlé à ma sœur, qui arrive très bien à cultiver du basilic sur son balcon, en plein soleil du sud de la France. Encore heureux qu’elle ait la main verte : elle est botaniste, figurez-vous 😄


Celle-ci m’a alors expliqué que les plants de basilic vendus en jardinerie sont souvent boostés à l’engrais pour être bien fournis et présentables. Une fois chez nous, sans cet apport artificiel et confrontés à un nouvel environnement, ils peuvent vite dépérir.


Ce fut ma première leçon sur les erreurs de culture du basilic. Peut-être également la vôtre ?



Cultiver du basilic : en semant les graines soi-même



Jeunes pousse de basilic, semées en pot.

Suite à ma discussion avec ma sœur, j’ai décidé de semer moi-même des graines de basilic, dans mon pot, avec du terreau adapté. Au début, tout allait bien : les premières pousses ont rapidement pointé le bout de leur nez. J’étais ravie et je me voyais déjà cueillir des feuilles fraîches pour mes plats.


Mais comme on dit, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… Les jeunes tiges ont rapidement dépéri avant même de donner de grandes feuilles.


J'ai vite compris ce qui avait pu se passer : trop d’eau, pas assez d’air, un substrat pas assez drainant… Le basilic en pot est particulièrement sensible à ses débuts. Or, quand on débute et qu’on cherche à réussir notre semis, on a malheureusement tendance à trop en faire.



Mes erreurs de débutante pour cultiver du basilic


À ce stade, je dois vous avouer quelque chose : je n’ai jamais vraiment eu la main verte et j’ai toujours trop donné d'eau à mes plantes. Ironique pour une apprentie jardinière, n’est-ce pas ? 😅


Planter une jeune pousse de basilic dans la terre.

Alors, j'ai recommencé avec de nouveaux semis avec des graines de variétés différentes : du grand vert et du pistou. J'en ai placé à divers endroits, exposés au soleil, d'autres à la mi-ombre, j'ai veillé à ne pas abuser de l'arrosage, et j'ai même utilisé une application pour optimiser sa culture. Et, malgré tout, ce fut un échec.


Excepté un plant, un seul, de basilic pistou que j'avais placé dehors, à la mi-ombre, entre un pot de capucines et un de tomates cerises. Exposé à l’air extérieur, il semblait en pleine forme, sa première tige avait grandi et ses ramifications se développaient bien.



Apprendre à observer plutôt qu’à contrôler


Ma mère me l'a pourtant souvent répété : on ne sait jamais ce que la nature nous réserve, jusqu'à ressusciter des fleurs mortes sans l'aide de personne. Et si, jardiner, ce n'était pas contrôler, mais plutôt observer.


Peut-être qu'à trop vouloir contrôler la nature, celle-ci dépérit ? Peut-être qu'elle a besoin de liberté, elle aussi, et qu'elle demande simplement à être observer, sans intervention humaine ?


Si la nature mène la danse, alors c’est à nous de suivre ses pas.



Le basilic est une part de la nature : il préfère le grand air


Peut-être que tout est une question de variété ? Car toutes les espèces ne réagissent pas de la même manière. Par exemple, chez moi, le basilic pistou semble plus résistant que le grand vert classique.



L’arrosage du basilic : ni trop, ni trop peu


Peut-être est-ce une question d'arrosage ? Car le basilic aime l’eau, mais déteste avoir les racines qui trempent. Trop arroser reste l’une de mes principales erreurs.


💡 Si vous avez mis une coupelle (une soucoupe) sous votre pot, retirez-la !



Réussir à cultiver du basilic


Pour l'instant, mon basilic pistou est encore dehors, je l'arrose tous les soirs pendant les fortes chaleurs, tout en veillant à ne pas le noyer. Il continue à se plaire, à s'étendre à l'ombre providentielle des autres plants à proximité. Comme quoi, finalement, cultiver le basilic n'est pas si compliqué ! 😇


"Attention !", me direz-vous peut-être, "tu te réjouis trop tôt". Avez-vous raison ?


À suivre 😉



Mise à jour – novembre 2025 :


Mon plant de basilic pistou est resté dehors jusqu'au bout. Il devenait grand, bien vert et vigoureux. Puis, octobre est arrivé, les températures nocturnes sont passées sous la barre des 15°C, et le basilic n’a pas apprécié du tout.


J’hésitais à le rentrer pour le préserver, et j'ai préféré ne pas intervenir. Je n’ai pas osé risquer un nouvel échec, je ne voulais pas le voir s’écrouler en l'enfermant à l'intérieur de ma cuisine...


C'est le froid qui a finalement eu raison de lui. Je lui ai offert une fin de vie digne de lui. Cultiver du basilic, c’est aussi apprendre à lâcher prise quand la saison change.


Et puis, il me reste des graines ! Il pourra revivre durant les beaux jours de l'année prochaine 😊



FAQ – Cultiver du basilic à la maison


Pourquoi mon basilic meurt rapidement ?

Dans la majorité des cas, le basilic meurt à cause d’un excès d’eau, d’un manque d’air, ou d’un choc dû au changement d'environnement après l’achat en jardinerie.

Comment cultiver du basilic à la maison quand on débute ?

Utilisez un terreau drainant (ou utilisez des billes d'argiles au fond du pot), arrosez modérément, placez le pot dans un endroit lumineux, sans soucoupe en dessous, et observez la plante, laissez-la s'adapter et grandir.

Faut-il cultiver le basilic en intérieur ou en extérieur ?

Le basilic peut pousser dans les deux cas, mais il se développe souvent mieux à l’extérieur, au soleil léger (ou au soleil matinal seulement, si la chaleur frappe).

Quelle est la meilleure période pour semer du basilic ?

Le printemps et le début de l’été sont idéaux pour semer du basilic, lorsque les températures sont plus chaudes et plus stables.

Le basilic en pot a-t-il besoin d’engrais ?

Un apport léger peut aider, mais un excès d’engrais fragilise souvent la plante.

Faut-il beaucoup arroser le basilic ?

Le basilic adore l'eau... mais déteste avoir ses racines trempées ! Arrosez modérément et retirez la soucoupe sous le pot (si vous en aviez mise une).


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