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Hypersensibilité au bruit : cultiver le silence pour s'apaiser

  • 4 sept. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 mars

Il y a encore 2 ans, la musique était toujours omniprésente chez moi. Elle faisait partie de l'atmosphère. Je me rendais au travail en musique, je lisais en musique, je faisais le ménage en musique…


Puis, petit à petit, ce fond sonore a disparu : je ne supporte plus le bruit.


Comment je suis devenue hypersensible au bruit


Aujourd’hui encore, c’est un problème. Un mal dont je ne suis pas seule à souffrir : cette hypersensibilité au bruit qui s’installe presque sans prévenir.


Un casque audio dans une main, les oreilles écoutent les bruits calmes de la nature.

Dans mon cas, écouter la radio a été le moyen de m'en apercevoir presque instantanément. Bien que les chansons ne soient pas considérées comme de la pollution sonore (sauf si le volume est à fond à 2h du matin!), je vous assure que c'en est.


Quelques mois plus tard, on me diagnostiquait un burn-out (une dépression d'épuisement). Est-ce lié ? Oui, sans l'ombre d'un doute.

Est-ce l'hypersensibilité qui a engendré la dépression, ou la dépression qui a entraîné l'hypersensibilité au bruit ? Ça, je l'ignore. C'est l'éternel dilemne de la poule et de l'oeuf, lequel des deux a existé avant l'autre...


Toujours est-il que depuis 2 ans environ, je vis avec cette souffrance générée par la pollution sonore.


Les sons les plus épuisants psychiquement sont les bruits ambiants, ponctuels ou continus, que je n'entends plus à force de les entendre tout le temps, justement... Comme le ronronnement du frigo, de la chaudière, les voitures sur l’autoroute, le métro et les trains, les avions, les chantiers et travaux de voisinage, etc.


Ce bruit en ville permanent finit par devenir une toile de fond invisible, mais avec de lourdes conséquences sur notre santé.


Les effets invisibles du bruit sur la santé


Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, le bruit est, après la pollution de l'air, la deuxième cause environnementale des problèmes de santé, provoquant environ 12 000 décès prématurés chaque année en Europe (estimation de l’Agence Européenne pour l’Environnement).


Le Centre d’Information et de Documentation sur le Bruit signale qu'un Français sur quatre est exposé à des niveaux sonores potentiellement nocifs. En effet, des études de l’INSERM montrent qu’une exposition prolongée à plus de 55 décibels peut entraîner :

  • des troubles du sommeil

  • une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires

  • un stress chronique

  • une baisse des capacités de concentration et de mémoire.


Une rue bondée correspond à un bruit ambiant irritable de 70 décibels, équivalent à celui d'un aspirateur.

Oui, mais 55 décibels, ça correspond à quoi ? C'est une conversation vive, une rue très passante ou une salle de classe calme... Autant dire qu'entendre des sons de 55 décibels ou plus est très fréquent, plusieurs fois par jour.


À titre de comparaison, dormir la fenêtre ouverte dans une rue passante peut exposer à 70 décibels en continu — l’équivalent d’un aspirateur allumé.

Les zones proches des aéroports peuvent, elles, atteindre 85 décibels — comparable à une tondeuse à gazon.


Donc, si vous subissez fatigue chronique, sommeil perturbé, stress permanent... sans comprendre pourquoi vous vous sentez autant à bout... Alors peut-être souffrez-vous du bruit environnant ?


Comment y remédier ? Comment s'entourer de silence lorsqu'on vit dans le vacarme ? Je n'ai pas de remède miracle — à part porter des boules quiès H24 — mais je vous propose ci-dessous quelques astuces, plus ou moins efficaces selon la pollution sonore omniprésente autour de chez vous.



Cultiver un silence salvateur (plutôt que subir le bruit)


Vous n'avez pas le pouvoir de faire taire l’autoroute, ni d'arrêter les avions. Le monde fait du bruit et en fera toujours. En revanche, apporter des changements chez soi peut réduire les sons venant de l'extérieur, jusqu'à atteindre ce "silence salvateur" inconsciemment désiré.


  • Agir sur son espace


Réduire le bruit chez soi peut se faire en ajoutant :

  • des rideaux épais aux fenêtres (et même aux murs si vous voulez)

  • des tapis

  • des bibliothèques le long des murs

  • améliorer les fenêtres (double ou triple vitrage)


Ces solutions créent une isolation sonore entre dehors et votre intérieur. Les tissus épais, comme les rideaux et les tapis, absorbent naturellement les ondes sonores. Ainsi, votre maison, qui jusque là faisait résonner les sons, se transforme en refuge de silence.


Certes, acheter des rideaux épais pour atténuer le bruit peut vous sembler anodin. Et pourtant... ça fait une grande différence ! Quand on sait que le bruit en ville affecte le sommeil et le système nerveux, vous gagnerez à essayer cette simple astuce.


J'insiste sur le fait de choisir des rideaux épais ! S'ils sont trop fins, le tissu ne filtrera pas suffisamment les bruits environnants (autrement dit, un rideau trop fin sera inefficace).


  • S’offrir des moments de calme en s'isolant


"Chuuut!" : un doigt sur les lèvres réclame le silence pour apaiser son système nerveux.

Il ne s'agit pas de s'exiler sur une île déserte, mais seulement de se retirer dans une pièce calme. Votre chambre, peut-être ? En tout cas, ne choisissez pas la cuisine où le frigo vibre ou bourdonne à 40 décibels en moyenne.


Lors de mes premiers moments de calme, le silence m'avait paru incorfortable. Sans télévision, sans radio, sans musique. Aucun son ne venait perturber mon isolement. (Enfin, si : le miaulement du chat qui n'appréciait pas d'être mis à la porte).


Petit à petit, j'ai réalisé que je guettais le silence : sans m'en apercevoir, mon cerveau réclamait ces moments d'isolement au calme, surtout après une exposition trop longue au bruit.


Le fait est que les sons ambiants, même ceux qu'on n'entend plus vraiment (comme le ronronnement du réfrigérateur), sollicitent en permanence notre système nerveux. À l’inverse, l’absence de bruit le libère. L'explication est aussi simple que ça.


Pour résumé, créer des espaces de silence, c’est offrir un repos profond à son mental.


  • Revenir vers la nature


Je vais parfois me perdre au milieu de nulle part. Dans des espaces de verdure insoupçonnés où le silence est roi.


Quoique l'absence totale de bruit est impossible. Même sur une île déserte, on entendrait toujours le vent, le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux, l'océan... Ces sons n'ont pas le même impact que le raffut mécanique.


Les bruits mécaniques provoquent une nuisance de 90 (tondeuse à gazon) à 100 décibels (perceuse, motocyclette) en moyenne haute. Les échos de la nature, eux, n'ont rien de douloureux ; au contraire, je les trouve très relaxant. Et pour cause : leur bruit ne dépasse pas les 30 décibels, notre système nerveux n'est donc pas (ou peu) sollicité. L'atmosphère paraît alors calme et paisible.



Et si le calme devenait un choix de vie ?


Imaginez que les niveaux sonores en ville passent sous les 55 décibels la nuit.

À en juger par les études de l’INSERM, cela représenterait plusieurs jours de sommeil réparateur gagnés chaque année. Je ne sais pas pour vous…Mais moi, ça me motive à investir dans des rideaux bien épais.


Parce que cultiver le silence, ce n’est pas fuir le monde.

C’est protéger son énergie. C’est reprendre le contrôle. C’est, à sa manière, une forme de liberté.



FAQ – Hypersensibilité au bruit


Qu’est-ce que l’hypersensibilité au bruit ?

L’hypersensibilité au bruit est une réaction amplifiée aux sons du quotidien. Les bruits ambiants deviennent fatigants, stressants, voire insupportables.

Le bruit peut-il vraiment affecter la santé ?

Oui. Les effets du bruit sur la santé incluent troubles du sommeil, stress chronique, risques cardiovasculaires, baisse de concentration...

Comment réduire le bruit chez soi ?

Chez soi, on peut diminuer les sons extérieurs en formant des isolations sonores avec des rideaux épais, des tapis, des bibliothèques ou un meilleur vitrage.

Le silence est-il bénéfique pour le cerveau ?

Oui. Le silence permet au système nerveux de se réguler et favorise un sommeil plus réparateur, surtout en cas d’hypersensibilité au bruit.


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