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Avoir ses premières poules : mon premier pas vers l’autosuffisance au jardin

  • 8 juil. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 janv.

Accueillir ses premières poules au jardin est un moment unique pour tout débutant. Pour moi, c’était un besoin depuis plusieurs semaines, afin d'intégrer un peu d’autonomie alimentaire dans mon quotidien. Et l’achat de mes deux premières poules, une rousse et une Sussex, m’a permis de franchir ce premier pas vers l’autosuffisance.


Cela paraît simple, écrit ainsi. Mais l'était-ce vraiment ? Je vous raconte tout !



L’attente et le choix des poules


Il y a un mois, j’avais réservé une poule rousse et une Sussex auprès d’une éleveuse locale sur Le Bon Coin. Pourquoi cette dame plutôt qu’une autre ? Je me suis simplement fié à mon feeling, et puis elle avait gentiment accepté de me les réserver, le temps que je prépare leur espace et que les températures redescendent un peu — parce qu’il faut dire que déplacer des poules en pleine canicule, c’est loin d’être une bonne idée !


Quant à choisir la race des poules, j'ai longtemps comparé sur internet lesquelles étaient les plus sociables, les moins bruyantes, les meilleures pondeuses...

  • Une poule rousse, c'était une évidence. C'est LA poule par excellence, elle coche toutes les cases et est sans conteste celle qui donne le plus d'œufs.

  • Histoire de ne pas avoir deux cocottes identiques, je me suis mis en tête d'avoir absolument une Sussex. Pourquoi celle-ci ? Pour leur sociabilité, et elle reste de très bonne pondeuse. Par contre, bien qu'encore acceptable en terme de décibels, leur caquètement est plutôt bruyant comparé à une rousse. En tout cas, j'ai peiné à en trouver une dans ma région, alors que c'est une des races les plus répandues en France. À croire qu'elles sont très demandées 🤔

  • J'hésitais à en prendre une troisième, une noire de Janzé, ou alors une Géline de Touraine (car je suis originaire de cette région, et mon grand-père en élevait!). Finalement, je n’ai pas voulu me précipiter : deux poules, pour une débutant comme moi, c'est déjà un beau début ! D'autant plus que leur espace est encore réduit pour le moment, donc je préfère éviter qu’elles manquent de place et deviennent agressives.



Le jour J : accueillir ses premières poules


Hier soir, après mon travail, j'ai enfin vécu ce moment tant attendu : avoir mes premières poules dans mon jardin !


Arrivée de poules au jardin pour progresser vers l’autosuffisance.

J'ai d'abord conduit une petite heure pour me rendre chez l’éleveuse qui vendait ses poules. Arrivée chez elle, je prends mon carton sous le bras et la suis au jardin. Les deux cocottes ne se sont pas laissées attraper facilement, mais leur propriétaire a réussi à les saisir sans les blesser avant de les enfermer dans mon carton.


Quarante euros plus tard — vingt euros chacune —, je repartais avec mes nouvelles pensionnaires, bien calmes malgré le bouleversement qu'elles étaient en train de vivre. Toutes deux ont six mois, pondent déjà, et leur plumage ne laisse aucun doute sur leur excellent état de santé.



Installer les poules dans leur nouveau poulailler


De retour chez moi, un problème s'est imposé : comment déplacer les poules du carton au poulailler sans qu’elles ne prennent la poudre d’escampette ?


Heureusement, mon père était là pour m’aider. Nous avons ouvert le carton, j'en ai attrapé une pendant qu'il se saisissait de l’autre. Elles ont un peu piaillé en battant des ailes, mais n'ont pas tenté de nous picorer les doigts. Nous avons donc pu facilement les porter, à mon grand soulagement.


Une fois la porte de leur logis fermée, il n'y eut plus un bruit. Comme si le poulailler était vide. Cela m'a beaucoup surprise ! Peut-être que la nuit tombée les avait déjà calmées (le soleil s’était couché depuis une vingtaine de minutes environ). J’aime imaginer qu’elles se sont blotties l’une contre l’autre pour dormir, encore chamboulées par leur déménagement.


J'avais vu, sur YouTube, le retour d'expérience d’un monsieur qui, lui aussi, avait acheté ses premières poules. On lui avait conseillé de garder les gallinacées à l'intérieur du poulailler pendant un ou deux jours avec eau et nourriture, puis d’ouvrir la porte pour leur permettre de sortir.


En fait, c’est très simple : si les poules râlent d'être enfermées, c’est qu’elles sont prêtes à explorer leur nouvel environnement, même s'il ne s'est même pas passé une journée depuis leur arrivée. C’est exactement ce que j’ai fait avec les miennes 🙂 Jusque là, tout est pour le mieux : elles se montrent curieuses de tout et s'alimentent correctement.



Par contre, pour qu’elles s’adaptent vraiment à leur nouveau jardin et pondent leurs premiers œufs, il faut patienter plus longtemps… À suivre, donc, d’ici quelques jours, dans un nouvel article de blog !



Mes premiers conseils pour débutants


Avoir ses premières poules au jardin est un vrai apprentissage. Même deux petites cocottes permettent d'observer leur comportement pour en savoir davantage sur elles, tout en se lançant dans l’autonomie alimentaire.


Commencer doucement


Pour les débutants, il est important de ne pas se précipiter :

  • un poulailler comprenant 1m² par poule et avec un pondoir de plus que de poule (par exemple, pour 2 poules, prévoyez 3 pondoirs).

  • deux poules suffisent pour apprendre

  • un espace adapté (suffisamment grand) évite stress et bagarres


Nourriture pour poule pondeuse


Pour commencer correctement, il est important de prévoir une alimentation équilibrée pour vos poules. Cela leur permet de rester en bonne santé et d’assurer une ponte régulière.


Une nourriture adaptée comprend :

  • Granulés pour poules pondeuses : base quotidienne déjà riche en protéines, minéraux et vitamines

  • Grains complémentaires : maïs, blé, orge (en petite quantité)

  • Fruits et légumes : épluchures de carottes, courgettes, salade, fruits en petite quantité.

    • ⚠️ Attention, certains aliments sont nocifs, voire toxiques, pour les poules : lait, pommes de terre, viande crue, sel, sucre, oignons, poireaux, ciboulette, avocat, agrumes, bananes, kiwis, chocolat, café, os et arêtes, céleri, choux, rhubarbe.

  • De l'herbe : une poule digère les aliments en heures, et passe donc la majorité de sa journée à gratter la terre pour trouver de quoi picorer (herbe, insectes, vers de terre, petits cailloux)

  • Calcium et minéraux : coquilles d’huîtres concassées ou coquilles d’œufs pour des œufs solides

  • Sable ou grit : aide la digestion (car une poule n'a pas de dents!)

  • Eau propre et fraîche en permanence : sans eau, une poule adulte ne survit pas plus de 24 à 48h maximum, selon la température.


Observer et ajuster


Chaque jour offre une nouvelle leçon :

  • surveiller la santé et le comportement des poules

  • noter ce qui fonctionne ou pas (par exemple, les bols d'eau qu'elles renversent constamment, ce n'est pas une bonne idée. J'ai opté pour une grande bassine, comme vous le voyez dans la vidéo précédente.)

  • ajuster l’espace et l’alimentation en conséquence



Ce que m’apportent mes premières poules


Avoir mes premières poules, c’est bien plus que quelques œufs frais :

  • c’est un premier pas vers l’autosuffisance

  • c’est un lien avec la nature et le rythme du jardin

  • c’est une expérience formatrice pour tout débutant



FAQ - Avoir ses premières poules


Comment accueillir ses premières poules au jardin ?

Préparez le poulailler, choisissez des poules adaptées aux débutants, et planifiez leur arrivée selon la météo.

Combien de poules pour commencer ?

Deux poules suffisent pour débuter et apprendre à gérer un petit poulailler sans stress.

Quelle nourriture pour mes premières poules ?

Des graines complètes et variées pour garantir leur santé et leur ponte régulière. Vous en trouverez facilement dans les jardineries.

Comment réduire le stress des poules à l’arrivée ?

Transport calme, espace prêt et acclimatation progressive (d'abord l'intérieur du poulailler, puis l'extérieur après un jours ou deux).

Quels bénéfices pour un débutant ?

Œufs frais à domicile pour l'autonomie alimentaire, plaisir et apprentissage de la gestion d’un petit élevage.

Quels aliments dois-je éviter de donner à mes poules ?

Plants de tomate, lait, pommes de terre, viande crue, sel, sucre, oignons, poireaux, ciboulette, avocat, agrumes, bananes, kiwis, chocolat, café, os et arêtes, céleri, choux, rhubarbe.


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