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Cultiver en ville peut changer notre avenir

Nos villes grandissent, nos espaces verts rétrécissent, et notre alimentation dépend toujours plus de chaînes logistiques mondiales fragiles. Dans ce contexte, cultiver des fruits et légumes en ville devient aujourd’hui une piste sérieuse pour améliorer notre résilience alimentaire, réduire notre empreinte écologique et recréer du lien social.


1. L’agriculture urbaine ?

L’ADEME définit l’agriculture urbaine comme l’ensemble des activités de production, de transformation et de distribution de produits alimentaires réalisées au cœur ou à proximité immédiate des villes.

  • Jardins partagés ou potagers collectifs en pleine terre.

  • Cultures sur toits ou terrasses.

  • Maraîchage vertical dans des bâtiments ou serres urbaines.

  • Cultures hors-sol (hydroponie, aquaponie).

  • Micro-vergers et plantations fruitières dans l’espace public.


L'objectif est de rapprocher le lieu de production du lieu de consommation pour limiter les transports, reconnecter les citadins à la nature et, parfois, redonner vie à des espaces inutilisés.


2. Un enjeu alimentaire et écologique

Selon l'INSEE, 80% de la population française vit en zone urbaine. La grande majorité des habitants dépendent donc de filières longues : les fruits et légumes peuvent parcourir plusieurs centaines ou milliers de kilomètres avant d'atteindre nos supermarchés.

Or, le transport des denrées alimentaires représente, selon l'ADEME, 19% des émissions de gaz à effet de serre liées à notre alimentation. Comme expliqué dans cet article, ces gaz sont justement responsables des températures trop élevées l'été, de la disparition des glaciers en montagne, etc. Il est donc vital et urgent de réduire l'émission de ces gaz à effet de serre.

Une des solutions est de produire une partie importante de notre nourriture au cœur même des villes. Cela permettrait :

  • De réduire les émissions des gaz à effet de serre liées au transport.

  • De limiter la dépendance aux importations.

  • De diminuer le gaspillage dû aux pertes logistiques (aliments pourris, abîmés...)


3. Exemples d''agriculture urbaine

  • Paris et son programme "Parisculteurs" (lancé en 2016) visent à cultiver 100 hectares de toitures, façades et espaces inutilisés, d’ici 2030 🤩

  • Toujours à Paris, "Nature Urbaine", sur le toit du Parc des Expositions, produit 30 tonnes de fruits et légumes par an.

  • À Lyon, la ferme urbaine "Zone-AH!" combine cultures biologiques, actions pédagogiques et insertion professionnelle.

  • Au Canada, Montréal a déjà intégré l’agriculture urbaine dans sa politique alimentaire, avec plus de 200 hectares cultivés directement en ville ❤️


Une étude de l’Université Paris-Saclay estime que chaque m² cultivé en ville peut produire jusqu’à 20 kg de légumes par an et, en bonus, cela favoriserait la présence d’insectes pollinisateurs.


4. L'agriculture urbaine rafraîchit et reverdit les villes

Les végétaux ne servent pas qu’à nourrir : ils rafraîchissent l’air. Le CEREMA montre que la végétalisation peut réduire la température urbaine de 2 à 4°C en période de canicule. Avec les vagues de chaleur estivales de plus en plus fréquentes, ce rôle devient crucial pour la santé publique.


5. Des bénéfices sociaux et économiques 👍

  • Création d’emplois locaux : maraîchers urbains, horticulteurs, animateurs pédagogiques.

  • Lien social : jardins partagés, ateliers intergénérationnels, chantiers participatifs.

  • Éducation à la saisonnalité et à la biodiversité.


6. Comment commencer concrètement ?

Même avec peu d’espace, chacun peut s’y mettre :

  • Cultiver en pots ou bacs sur balcon 💡

  • Semer des graines dans son jardin (tout simplement!)

  • Rejoindre un jardin partagé local ou en créer un dans son quartier (renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître les démarches).

  • Installer des plantations sur toits ou façades (renseignements en mairie ou à son service d'urbanisme).


7. Et notre avenir dans tout ça ?

Si toutes les grandes villes françaises exploitaient 10 % de leurs toits pour cultiver, cela représenterait plus de 100 000 tonnes de fruits et légumes produits localement par an (estimation basée sur les rendements de "Nature Urbaine"). Cela représente un levier alimentaire puissant, tout en participant de façon concrète au cœur des villes à la réduction des émissions de CO₂

pour mieux respirer, moins souffrir de la chaleur en été, et surtout agir pour la planète.


Certes, l’agriculture urbaine ne remplacera jamais les campagnes ni les forêts, mais elle peut transformer nos villes en lieux naturalisés, plus résilients et plus solidaires. En la développant, nous gagnons sur tous les plans : santé, climat, économie locale, bien-être. Et si nous commencions, dès maintenant, à planter les villes de demain ? Avec un arbre fruitier nain sur son balcon par exemple 😊

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