Le basilic & moi : une relation chaotique
- chanimoonauteur
- 15 juil.
- 2 min de lecture
Ah, le basilic ! Si humble en apparence, si facile à cultiver... Eh bien je ne suis pas du tout d'accord !
Tout a commencé l'été dernier, en 2024, où j'ai pris la décision d'accueillir chez moi un beau plant de basilic grand vert, fraîchement trouvé dans une jardinerie. Deux semaines plus tard, il était déjà tout pâle, les feuilles flétries et sèches, comme si la vie avait fui ce pauvre petit. J'ai enterré ses restes en me disant qu'il allait peut-être reprendre... Mais non.
Têtue comme je suis, j’en ai racheté un autre. Le même, même variété... et même combat ! Il n'a même pas passé deux semaines complètes avec moi avant de mourir. Dépitée, j'en ai parlé à ma sœur, qui arrivait à faire pousser son basilic sur son balcon, en plein soleil du sud de la France. Encore heureux qu'elle ait la main verte, car elle est botaniste, figurez-vous ! 😄
Je lui fais part de mon désarroi et elle me réplique : "C'est le risque. Quand tu achètes tes plantes dans une jardinerie, elle a été pour être présentable. Là, elle arrive chez toi, tu ne lui donnes plus d'engrais, et si son nouvel environnement lui déplaît, elle ne survivra pas longtemps."
J'ai donc racheté deux plants et ai tenté de nouveaux emplacements. Sauf que, intérieur ou extérieur, six basilics ont échoué mes tests.
Alors, j’ai décidé de semer moi-même des graines, dans mon pot, avec ma terre.
Au début, tout allait bien, les premières pousses ont vite pointé le bout de leur nez. J'étais ravie ! Je me voyais déjà cueillir des feuilles fraîches pour mes plats...
Quand on dit qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué... J'aurai dû me méfier, car j'ai rapidement déchanté : les jeunes tiges ont dépéri avant de donner de grandes feuilles...
À ce stade, je dois vous avouer que je n’ai jamais eu la main vert (ironique, pour une apprentie jardinière, n’est-ce pas ?). J'ai toujours eu tendance à trop arroser mes plantes. Pourtant, cette fois-ci, je faisais attention à la quantité d'eau que je versais dans la terre, j'utilisais même une appli pour vérifier...
Dépitée, j'ai fini par abandonner. De toute façon, l'automne commençait à bien s'installer, ce n'était plus le moment idéal pour semer !
Et cette année, en fouillant mes graines, je suis tombée sur une autre variété de basilic : le « pistou ». Avec un regain d’espoir, j’ai lancé deux semis : un pot dehors à la mi-ombre, un autre à l'intérieur. Comme précédemment, les premières minuscules petites feuilles sont apparues.
Une semaine après, le semi intérieur dépérit déjà. En revanche, celui exposé aux aléas de l'air extérieur est clairement en pleine forme, sa première tige a grandi et s'est développée. Aurais-je réussi ?
Peut-être que c’est une question de variété, peut-être de patience, ou simplement d’apprendre à observer la nature (oui, j'insiste souvent sur ce point!). C'est elle qui mène la danse, c'est à nous de suivre ses pas.
"Attention !", me préviendrez-vous, "tu te réjouis peut-être trop tôt".
À suivre, donc 😉
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