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L’observation : l’outil secret de l’écrivain et du jardinier

Je crois que si je devais choisir un seul mot pour résumer ce que m’apportent l’écriture et le jardinage, ce serait celui-ci : observer.


Quand j’écris, je peux passer beaucoup de temps à observer le monde qui m’entoure. Les gens dans un café, les bruits de la rue, l'orange d’un soleil couchant… Je cherche les détails que d’autres ne remarquent pas forcément : un geste furtif, une expression qui en dit long, une ombre qui s’allonge. C’est de là que naissent mes histoires; d'idées fugaces que les autres oublient aussitôt.


Au jardin, c’est la même chose. J’observe mes plants le matin, parfois humide de la pluie nocturne, et le soir, après la chaleur de la journée. Je note la façon dont une feuille se courbe, la vitesse à laquelle une tige s’allonge, ou l'apparition d'un bourgeon. Ce sont de petites choses, mais elles disent tout : si une plante va bien, si elle souffre de la chaleur, si elle a besoin d’un coup de pouce... Chez moi, les feuilles jaunissent à vue d'œil, les fortes chaleurs ne leur offrent pas de répit ! C'est peut-être pour ça que je n'ai pas encore eu de légumes...


Quand j'écris un roman, c'est comme un film qui se déroule sous ma plume. Et je l'observe, le plus objectivement possible, pour anticiper du mieux que je le peux. C'est ainsi que je trouve la clé d'un personnage ou la solution à un problème de scénario.


L'observation est, sur bien des plans, un formidable exercice pour ralentir. Observer, c’est prendre le temps de vraiment voir, au lieu de simplement regarder. Et plus on le fait, plus on développe une sensibilité aux nuances, qu’elles soient dans un texte ou dans la nature.

Et puis, il y a le plaisir pur et simple. Celui de s’émerveiller d’une coccinelle qui explore une feuille, de la forme parfaite d’une fleur ou de la lumière dorée qui traverse les branches. Ou encore, l'émotion de capter une phrase inattendue d’un inconnu, qui nous susurre déjà le point de départ d’une histoire.


L’observation, c’est un outil, mais c’est aussi une façon de vivre : regarde, écouter, accueillir. En résumé, c'est être attentif. Et c'est bien cette attention qui nourrit autant mes histoires que mon jardin.

Bien sûr, l'imagination joue aussi son rôle, ... secondaire 🙂

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