Pourquoi je n'écris pas en été (et pourquoi ce n’est pas grave) ?
- chanimoonauteur
- 26 juin
- 2 min de lecture
Je le remarque chaque année, et pourtant je me laisse encore parfois surprendre : moi qui suis si enthousiaste à l’idée d’écrire, de créer, de faire bourgeonner les idées comme les graines dans mon petit potager… je me retrouve à observer ma page blanche jusqu'à en oublier ce que je fais là.
Et pourtant, c’est l’été ! Le moment idéal pour prendre des vacances, pour avoir du temps libre et écrire enfin ce roman en attente, relire son manuscrit, avancer sur ses projets. Mais ce n’est pas ce qui se passe chez moi.
Quand le soleil brûle, moi, je ralentis... C'est bien connu, la chaleur rend amorphe, mais ce n'est pas l'unique raison 😄
🌿 Le corps demande autre chose. Il nous chuchote des "pas maintenant", et plutôt que de l’écouter, on veut absolument lui imposer un "c’est le moment".
Je pourrais me forcer à travailler sur mes romans, mais j'apprends à ne plus aller contre moi-même depuis ma dépression l'an dernier : le corps sait parfois mieux que nous ce dont on a besoin. Et puis, il n'y a pas de mal à profiter d'une "pause" dans le rythme effréné de la société, à siroter une boisson et se prélasser tel un chat.
🌞 Changer de rythme ne veut pas dire abandonner. Je me suis longtemps rabrouée, à me répéter que je perdais mon temps à ne rien faire, que je ne finirai jamais ce roman... C'est si facile de se dévaloriser, n'est-ce pas ?
Mais, à présent, j'ai compris que l’été n’est pas "vide". Il est là pour se regénérer, reprendre des forces. Il prépare les saisons à venir, comme le jardin qui se ressource avant les récoltes.
Alors, ne pas écrire, c'est pareil : c'est un temps nécessaire pour laisser mûrir une histoire, ou laisser décanter un récit qu'on vient de terminer. Ou tout simplement semer de nouvelles idées pour un prochain roman, sans les formaliser — ou alors en notant rapidement les grandes lignes. Ces moments d'imagination pure sont guidés par mon état d'esprit avant tout, par mes sensations, et aussi par mes souvenirs, des rencontres, des discussions passées, etc. Je ne force rien, mon esprit vagabonde et crée naturellement.
✨ Et puis un jour, avec la fraîcheur d'un matin de septembre ou d'une pluie d'orage, l'envie me submerge d'écrire l'histoire visualisée tout l'été. Là, je démarre mon ordinateur et mes doigts volent sur le clavier, les mots s'alignent, les lignes s'accumulent, les pages se noircissent sans que je m'en aperçoive. Lorsque mon rythme ralentira cinq minutes plus tard, je réaliserai qu'une heure s'est en fait écoulée, me laissant un goût d'euphorie dans l'âme.
Alors, si toi aussi tu ressens ça, cette espèce de pause floue, cette inertie estivale… sache que ce n’est pas grave. Tu ne rates rien, tu as juste besoin de vivre avec la saison. Tu respires, tu vis, tu laisses la sève remonter. C'est essentiel 🙂
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